Une passion entre deux frères pour une même jeune femme et des Sorciers tentant d’échapper au chasseurs...qui serez-vous?
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Help me, Daddy - Klaus

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MessageSujet: Help me, Daddy - Klaus Mar 21 Mai - 9:36






••• Father & Son •••



Le soleil régnait en chef sur la ville depuis quelques heures déjà, lorsque Odian ouvrit les yeux. Avant même de reluquer les chiffres qu’indiquait sa montre, son regard bleu glacial s’était posé sur la fenêtre. Les volets n’étaient pas totalement clos, laissant apercevoir la lumière du jour. Et ainsi, la nuit, il n’était pas non plus dans le noir absolu. Bien que sa vision nocturne soit sans faille, Odian restait un petit garçon terrorisé lorsque la ville enfilait son long manteau sombre. C’était peut-être bien dû à son passé loin d’être joyeux. Du haut de ses huit années d’existence, il avait vécu les pires choses qu’un enfant puisse traverser et pourtant, il n’en avait jamais touché un seul mot à sa mère. Le petit bonhomme savait très bien que Wilhelmina s’en serait voulue de ne pas avoir compris que la vieille dame le martyrisait, et étant conscient qu’elle traversait elle-même une mauvaise passe, il préférait ne pas l’ennuyer avec ses problèmes. Comme il savait très bien le faire, il rangeait ses problèmes dans un coin de sa tête et faisait comme s’ils n’existaient pas. Ce n’est qu’une fois seul, que tout remontait à la surface et menaçait de le rendre fou à chaque instant.

Les minutes s’étaient mises à défiler, alors qu’il se perdait dans ses pensées les plus sombres, ses souvenirs les plus douloureux et tout ce qui faisait de sa vie un réel cauchemar. Mais son estomac criant famine, le rappela vite à l’ordre, l’obligeant à se lever presque aussitôt. En se dirigeant dans la salle de bain adjacente à sa chambre, Odian n’avait pas trainé pour prendre sa douche. Pour une fois, sa mère se trouvait dans la maison et il ne souhaitait pas la louper. Chose normale pour les autres enfants, le petit déjeuner l’attendait sur la table. Pour ce gamin là, c’était bien rare d’être traiter de cette façon, mais il ne se fit pas non plus prier pour tout engloutir au plus vite. Cette journée ne serait pas la meilleure de sa vie, même si elle commençait bien. Tous ceux de sa race s’apprêtaient à vivre une terrible épreuve, une fois encore, une fois la nuit revenue. La pleine lune ne leur ferait pas de cadeau et même Odian y passerait. Pourtant, il faisait de son mieux pour éviter un maximum le sujet. Avec sa naïveté d’enfant, il s’imaginait qu’en faisant comme si de rien n’était, il passerait à côté, que la nature l’oublierait pour une fois. Alors, se mettant en tête de passer une journée absolument normale, il s’était équipé d’un blouson, de son skate, mais également d’un sac à dos comprenant des vêtements de secours au cas où la lune lui jouerait un sale tour.

Il longeait la route, évitant au mieux les piétons. Sa passion, il la vivait à fond, bien que sa mère voyait ça d’un très mauvais oeil. Les sports extrêmes sont son truc à lui, le moyen de s’évader de sa propre vie pour quelques instants. Plus le temps passait, et plus Odian prenait des risques inimaginables pour sa propre existence. Dans le fond, même si Wilhelmina lui avait promis de supplier Klaus de le transformer une fois qu’il serait adulte, il espérait de tout coeur qu’il le fasse avant. Bien trop jeune pour comprendre que sa croissance s’arrêterait aussitôt, il était prêt à ne plus souffrir. Les nuits de pleine lune sont affreusement douloureuses, insoutenables pour un adulte, alors pour un gamin, cela semble encore plus horribles, voir interminables sur le moment. En prenant de gros risques, il s’imaginait que sa mère n’aurait plus le choix et qu’elle ferait appel à Klaus. Odian était persuadé que l’Originel accepterait, parce que c’est son père et que pour lui, un papa se doit de protéger son fils.

Mais la journée passant un peu trop vite à son gout, la crainte augmentait d’avantage. Sa mère venait de lui envoyer un message, pour qu’il attende sa nounou d’un soir dans le parc. Rebekah avait promis de veiller sur lui pour la nuit, durant la transformation. Même si elle aurait certainement beaucoup de mal à rester de marbre face à la douleur de son neveu, cette nouvelle ne pouvait que faire plaisir au gamin, qui refusait la présence de Wilhelmina. Les transformations sont déjà assez gênantes et douloureuses, sans que sa mère n’assiste à ça en prime. .. Si pour une fois, Odian avait obéi et se trouvait dans ledit parc, c’était bien parce qu’il avait peur de rester seul en cette nouvelle nuit de souffrance. Sur le dossier d’un banc, il venait de prendre place, son skate reposant contre l’assise en bois. Le regard perdu, la fin d’après-midi ne se passait pas du tout comme il l’avait espérer. Se sentant de plus en plus nerveux, une boule à l’estomac venait de se former, même si elle n’avait rien à voir avec celle qui lui nouait la gorge à cet instant présent. Le spectacle aurait sûrement été attendrissant pour beaucoup, mais pour ce gamin là, c’était une réelle souffrance, bien pire que toutes celles qu’il soit possible de ressentir physiquement. Un père jouant avec son fils, ne faisait qu’attiser la peine de ne pas pouvoir compter sur la présence de son propre géniteur, que se soit pour les bonnes, comme pour les pires occasions qui puissent exister.
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MessageSujet: Re: Help me, Daddy - Klaus Ven 31 Mai - 2:29


COUNT ON ME
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«Elle se moque de moi… »


Les yeux rivés sur l'écran de son portable, Niklaus lisait pour la quatrième fois le message de sa soeur qui venait juste d'annuler leur rencontre prévue au lac. Rebekah ne vivait plus au manoir et si Klaus l'avait rayé de sa liste de soucis, il avait tout de même accepté de lui accorder un peu de son temps car elle prétendait avoir des choses importantes à lui dire… et qui n'étaient en réalité pas si importantes que ça, vu qu'elles semblaient pouvoir attendre. Il haïssait agir vainement. Or Rebekah venait de lui imposer un déplacement gratuit, sans compter les nombreuses minutes qu'il avait passé à l'attendre! Et avec tous ses problèmes du moment, à commencer par ceux avec sa famille, c'était certainement la dernière chose dont il avait besoin. La solitude qu'il avait toujours redouté s'imposait inévitablement à lui. Plus pesante, plus présente, plus évidente qu'elle ne l'avait jamais été. Et pourtant, il s'était donné les moyens d'y échapper. Il avait réuni sa famille sous son toit, il avait essayé de se racheter, il avait fait des efforts… tout ceci pour se retrouver avec moins encore que ce qu'il ne possédait au départ. Tant pis pour eux ! avait-il dit tout haut même si, dans le fond, il pensait plutôt : "Tant pis pour moi."

On était en fin d'après-midi et le ciel commençait déjà à s'assombrir. Klaus jeta un coup d'oeil circulaire et, avant de faire quoi que ce soit d'inutile -comme balancer son portable dans le lac-, il fit demi-tour et reprit la direction de son manoir, passant par le parc. Chaque fois qu'il était irrité, ses sens semblaient se décupler comme s'ils cherchaient à entretenir son agacement jusqu'à le mener à son point de rupture. Il pouvait entendre l'onde tranquille de l'eau derrière lui raisonnant comme une mer agitée, le bruit de ses propres pas tapant dans ses oreilles comme des coups de marteau et les bourrasques d'un vent qui, en fait, était quasi inexistant. Après un court moment de marche sur le sentier du parc, il put même percevoir parmi tout ce raffut les battements d'un coeur un peu plus loin devant. Curieux de voir qui d'autre que lui pouvait se tenir en solitaire, il redressa rapidement la tête tout en continuant de marcher. C'était un enfant blond au regard de glace et à l'expression sérieuse, mélange de mélancolie et de tristesse. Odian ! Un bref coup d'oeil avait suffi à l'hybride pour reconnaitre le petit bout d'homme qui était assis sur un banc, semblant attendre quelqu'un. En croisant furtivement son regard, le réflexe de Niklaus fut de se détourner aussitôt, masquant son air désemparé. Tournant le dos au petit, il fit un pas en avant pour repartir dans le sens inverse et s'arrêta à nouveau en réalisant ce qu'il était en train de faire. Lui, l'hybride originel, prenait la fuite devant un petit garçon! C'était la meilleure. Son désarroi lui avait fait oublier sa colère et lui avait fait perdre ses moyens, le forçant à rechercher désespérément une échappatoire. 

"Ce n'est qu'un enfant !" songea t-il rageusement. 

Et il resta ainsi un instant, sans bouger, tandis que son coeur, qui ne battait plus depuis des siècles, semblait s'alourdir dans sa poitrine.

"Mon enfant."

Odian n'avait pas l'air d'un garçon joyeux, son expression était bien trop grave pour son âge et Klaus ne pouvait tout simplement pas se résoudre à partir après ce qu'il venait de voir. La gorge nouée, il se recomposa rapidement un visage impassible avant de se tourner à nouveau pour faire face à son fils. Ses pensées lui criaient de s'en aller, mais ce fut son instinct qui eut raison de lui. Un bref soupir, comme pour se donner du courage, et il franchit les quelques mètres qui les séparaient, la démarche un peu plus trainante. Il s'arrêta devant lui et l'observa un léger instant avant de prendre la parole.

«Tu n'as rien à faire ici tout seul. Qui attends-tu ?» demanda t-il d'un ton parfaitement neutre.

L'idée de commencer par des salutations ne lui avait même pas traversé l'esprit. Il y avait ces jours où Niklaus n'avait que la patience d'aller droit au but. On aurait dit qu'il s'adressait à un étranger et d'un côté… c'était le cas. Odian était son fils, mais il ne le connaissait pas. Trop occupé à nier leur lien de parenté, c'est à peine s'il lui avait adressé la parole la première fois qu'il l'avait vu et en ce moment-même, il ne comprenait pas ce qui l'avait poussé à aller le rejoindre plutôt que de le laisser seul. Après tout, ce n'était pas son problème, n'est-ce pas?
L'hybride avait le regard fuyant, faisant des aller-retour entre le garçon et le paysage. Et alors qu'il faisait vraiment face à Odian pour la première fois, il se rendait compte qu'il n'avait jamais pris le temps d'attarder son regard sur son visage pour bien l'observer. C'est qu'il avait peur de se reconnaitre dans ses yeux clairs. Peur d'entrevoir l'ombre de lui-même dans ses traits. Et même en ce moment, alors que les preuves de sa paternité étaient incontestables, il n'arrivait pas vraiment à le regarder sans ciller. Il trouvait un certain réconfort à laisser place au doute malgré tout. Il n'admettrait bien sûr jamais la crainte qu'il ressentait, et encore moins la honte. Celle d'avoir pu laisser un fils derrière lui sans jamais s'en préoccuper, celle d'avoir fui au moment où il aurait dû rester. Une erreur qu'il avait bien failli reproduire ce soir.

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MessageSujet: Re: Help me, Daddy - Klaus Jeu 6 Juin - 14:02





••• Father & Son •••



Le regard triste, fixant un point lointain, Odian n’était pas dans son assiette. Il savait bien que d’ici quelques heures, le début d’une longue nuit de souffrance allait commencer. Et il n’avait aucun moyen pour passer son tour. Qui allait lui tenir compagnie durant ces longues heures de douleur ? Il était bien trop tard pour rejoindre Erin, et Taylor ne se priverait pas de lui passer un savon pour s’être pointé en retard. Ses pensées sombres allaient dans tous les sens. Si bien, qu’un peu d’espoir s’était emparé de lui, en croisant le regard de Klaus. Mais la réalité l’avait vite rattrapé, lorsque l’Hybride détournait les yeux. Cet homme ne voulait pas entendre parler de lui quelques jours plus tôt, alors pourquoi changerait-il d’avis maintenant ? Pourquoi d’ailleurs ne veut-il pas de lui ? Le pauvre Odian ne savait même pas ce qu’il avait fait de mal. S’il pouvait juste lui parler, rien qu’une fois, sans qu’il ne l’envoie sur les roses. Le petit garçon ne lui demanderait pas de l’aimer, juste de lui laisser une chance de prouver qu’il pourrait être un bon fils. Mais l’occasion ne se présenterait pas de sitôt.

Le petit loup reposait son regard sur l’écran de son téléphone, dans l’espoir qu’il se mette à sonner. Mais rien. Comme s’il était seul au monde. Après tout, c’était bien ce qu’il était. Il ne pouvait même pas se permettre d’appeler sa mère, lui ayant bien fait comprendre qu’il ne voulait pas d’elle pendant ses transformations. Même s’il n’est pas très grand, pas très vieux non plus, il n’avait pas envie qu’elle le voit ainsi. La honte.

«Tu n'as rien à faire ici tout seul. Qui attends-tu ?»

Tellement tourmenté, il ne faisait même plus attention à ce qu’il se passait autour de lui. A tel point, que la voix s’adressant directement à sa personne, avait eu pour effet de le faire sursauter. Son petit coeur venait de s’emballer. Il savait qui se trouvait en face de lui, même s’il tardait à remonter son regard jusqu’au visage qui devrait être familier. La déception était si grande, qu’en le voyant partir quelques instants plus tôt, il avait tout fait pour ne surtout pas se concentrer sur son odeur. Ca lui aurait fait tellement mal de le sentir s’éloigner, pour disparaitre de son champ de vision et d’odorat. Mais peut-être qu’il s’était trompé finalement, parce que Klaus était bien là, devant lui, et il ne rêvait pas. Il n’y avait aucune tendresse entre eux, juste deux inconnus. Hormis la ressemblance physique, personne n’aurait deviné qu’il s’agissait d’un père et de son fils. Le gamin avait d’ailleurs eu le réflexe de pincer ses lèvres l’une sur l’autre, en voyant le regard de son … géniteur se faire fuyant.

« Rebekah. »

Par déception, il avait glissé ses yeux sur l’écran de son smartphone. Sa tante semblait l’avoir oublié. Sûrement s’était-elle trouvée une occupation de dernière minute, bien plus intéressante que de servir de babysitter à son petit neveu. Mais le rectangle restait désespérément sombre, n’affichant aucun nouveau message, qu’il n’aurait pas entendu arriver. Quelque part, Odian s’en moquait bien. Si son regard scrutait sans cesse le petit objet dans ses mains, c’était juste pour ne surtout pas croiser celui de Klaus. Et s’il venait de cligner à plusieurs reprises des yeux, tout en prenant discrètement une grande inspiration, c’était bien pour s’empêcher de craquer. Un garçon ça ne pleure pas. Enfin si quand c’est seul, mais sûrement pas devant son père. Pourtant là, il avait bien du mal à ne pas céder à la crise de larmes. Le tic-tac de sa montre le rendait presque fou de nervosité, sachant qu’il pourrait bien l’éclater par terre, ça ne changerait rien. Le temps continuerait d’avancer, la lune se montrerait sous sa face pleine et lui, il serait tout seul à supporter la chose la plus douloureuse du monde, surtout pour un gamin.

« Et toi ? T’es pas venu faire du toboggan j’imagine. »

Même s’il ne voulait pas le montrer, à plusieurs reprises, Odian avait levé les yeux au ciel. Non pas par impolitesse envers Klaus, mais pour zieuter la lune qui ne tarderait pas à se montrer. L’air inquiet, il n’arrivait pas à le retirer de sa petite bouille. Il était comme perdu. Et aussi dans l’impossibilité de faire un choix. Devait-il supplier son père de ne pas le laisser seul ou juste faire comme si tout était normal et qu’il s’en moquait ? Pour un enfant de son âge, c’est difficile de faire la part des choses. Il ne comprenait pas pourquoi tout le monde le rejetait de cette façon.

« Tu peux rester avec moi s’il plait ? - C’était un regard à la limite du mouillé, légèrement brillant, qu’il relevait en sa direction, l’implorant presque de ne surtout pas partir - Je ne veux pas être tout seul. »

Autant le jouer franco, peut-être que c’était la dernière chance qu’il aurait de pouvoir lui parler. La fois précédente ne comptait pas, puisque Klaus s’était mis en tête de ne même pas lui adresser la parole. Il était trop buté, à inventer mille et une raisons pour que Mina comprenne qu’il ne s’agissait pas de son fils. Pourtant, la ressemblance parlait presque d’elle-même. C’était frappant. Il ne pouvait pas le nier plus longtemps. Le même regard capable d’exprimer une certaine froideur ou complètement à l’opposé, réfléchir une petite étoile de malice. Les traits si semblables, l’attitude également et même l’humour parfois lourdingue. Peut-être que s’ils prenaient le temps de parler, ils se découvriraient d’autres points en commun, hormis le physique et ça, le petit en était persuadé. Pourtant, ce n’était pas le bon jour et le vent qui se levait davantage, lui rappelait qu’il ne lui restait plus beaucoup de temps. Sans un mot, il se relevait, enfouissant son téléphone dans sa poche, avant de récupérer son skate. Une fois encore, il avait tardé à croiser son regard si intimident.
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MessageSujet: Re: Help me, Daddy - Klaus Lun 10 Juin - 14:32


COUNT ON ME
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« Rebekah. »


Les yeux de Niklaus cessèrent leur aller-venues et s'arrêtèrent aussitôt sur son fils tandis que le cours de sa pensée établissait un lien directe entre leur présence en ce même lieu, qui n'avait en réalité rien d'un hasard. 

« Évidemment… »

Rebekah savait qu'il évitait tout contact avec le môme, alors elle avait provoqué cette rencontre non pas par volonté de se décharger de la responsabilité du petit mais pour forcer son frère à l'endosser. Et Niklaus lui en voulait pour ça. Bien sûr qu'il n'aurait pas pu passer sa vie à le fuir et qu'à un moment où à un autre, il serait bien obligé de faire face à Odian mais là, il n'était pas prêt. Et comment aurait-il pu l'être? Il avait fait une croix sur la possibilité d'être père le jour où le sien l'avait tué. Un millénaire avait passé depuis. Un millénaire où il était persuadé qu'un mort ne pourrait jamais donner la vie. Lui qui s'était toujours plu à l'idée d'être plus qu'un simple vampire et qui pensait être déchargé de toute faiblesse, il avait en face de lui le revers de la médaille et réalisait peu à peu qu'il n'y avait pas que les dagues qui pouvaient atteindre le coeur.

Il croisa brièvement le regard d'Odian avant que celui-ci ne fixe l'écran -pourtant éteint- de son portable. Le gosse n'était pas plus à l'aise que lui et semblait bien décidé à ne pas affronter son regard non plus. Klaus ne put alors s'empêcher de profiter de l'instant où le garçon avait les paupières baissées pour mieux l'observer. Une boule se forma dans sa gorge alors qu'il prenait pour la première fois connaissance de cette ressemblance, cette part de lui-même inscrite sur le visage de l'enfant. Oui il ne le connaissait pas... mais c'était bien son fils. Il tenait d'ailleurs plus de lui que de Mina.

« Et toi ? T’es pas venu faire du toboggan j’imagine. »

Klaus lui adressa un vague sourire amusé à sa remarque .

« En effet, j'ai passé l'âge depuis… » il s'interrompit un instant en fronçant légèrement les sourcils, notant que l'enfant fixait à plusieurs reprises un point plus haut derrière lui d'un air anxieux, « tss, j'ai perdu le compte. » conclue t-il en tournant automatiquement la tête pour regarder par dessus son épaule, dans la même direction qu'Odian.

Puis, cessant d'observer ce qu'il se passait dans le ciel, il baissa un peu les yeux et lança des coups d'oeil de tous les côtés en ajoutant distraitement : « Je devais voir Rebekah aussi, en fait… »

Il n'y avait rien et pourtant un mauvais pressentiment s'était emparé de lui. Odian tout seul et Rebekah qui le lâchait dans la nature à une heure aussi tardive, ce n'était tout simplement pas normal. Si elle voulait une rencontre entre les deux, sa soeur aurait pu choisir une heure plus décente… Klaus écarquilla les yeux tandis qu'une pensée lui percutait l'esprit. "Il a réveillé le gène..." Et cette nuit, c'était la pleine lune. L'originel se maudit intérieurement de ne pas avoir prit la fuite au moment où il s'était détourné. Mais ce n'était sans doute pas encore trop tard pour bien faire. Il reporta rapidement son attention vers son fils et se figea instantanément, frappé par la tristesse qui se lisait dans ses yeux.

« Tu peux rester avec moi s’il plait ? Je ne veux pas être tout seul. »

C'était quoi, cette sensation de devoir qui l'incitait à rassurer son fils, à lui dire qu'il ne le laisserait jamais? N'y cédant pas, Klaus fit involontairement un pas en arrière, l'ombre de l'effroi passant sur son visage. Il se recomposa rapidement une expression neutre, bien qu'une lueur inquiète brillait encore dans son regard. Qu'était-il censé faire alors que la situation le dépassait? Il aurait dû partir, et pourtant il était encore là. Le petit ramassa son skate et rangea son portable dans sa poche tandis que Klaus réfléchissait à cent à l'heure.

« Tu n'es pas censé être avec quelqu'un comme toi, justement? Tu connais d'autre loups-garous, n'est-ce pas? Je peux t'emmener à eux. »

Il jeta encore un bref coup d'oeil autour, l'angoisse commençant à lui vriller l'estomac même si de l'extérieur, ses lèvres pincées et ses sourcils froncés lui donnaient plus l'air agacé qu'autre chose. Lui-même ne connaissait aucun loup-garou vu qu'il s'était arrangé pour tous les transformer en hybrides. De toute façon, c'était un peu tard pour s'y prendre et il était impossible de savoir où les meutes se transformaient vu que leur mode était de faire du campings dans des endroits qu'on appelait communément des trous perdus. Et le temps qu'ils y arrivent, le petit aurait sûrement déjà commencé sa transformation. Deux choix s'offraient alors à Klaus. Il pouvait encore partir sans se retourner et laisser le gamin derrière. Une chose qu'il ne pourrait probablement jamais se pardonner. Ou il pouvait rester avec Odian et veiller sur lui, mais cela impliquait aussi d'assister à sa transformation et inévitablement à sa souffrance interminable… Alors Niklaus, la peste ou le choléra?

« Viens. »

Poussé par l'instinct, il posa une main sur son épaule et reprit le sentier avec son fils tout en évitant de penser au pétrin dans lequel il venait de se fourrer.
 

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Dernière édition par Niklaus Mikaelson le Dim 16 Juin - 23:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Help me, Daddy - Klaus Jeu 13 Juin - 18:50

HJ : Désolé, le nouveau carré pour répondre est juste horrible. J'ai trop galéré pour mettre mes codes et là, ça fait moche je trouve --'.





••• Father & Son •••





« Évidemment… »

Sentant le regard de son père sur lui, Odian prenait soin de ne surtout pas le regarder. Pourquoi ? C’est encore difficile à expliquer. Comme tous les petits garçons qui n’ont pas eu la chance de connaitre leurs pères, il se l’était rêvé. La peur de la déception grandissait en lui, jour après jour. Leur première rencontre s’était avérée être un fiasco total. Le fils essayant désespérément d’engager la conversation et le père, faisant de son mieux pour l’ignorer. S’il avait posé une fois les yeux sur lui, cela relevait plus du hasard ou même de la curiosité. Mais là, pour la première fois, Odian avait croisé son regard. Un regard si similaire au sien et qui l’avait effrayé, le faisant aussitôt baisser les yeux. Il sentait les battements de son coeur s’accélérer, prenant conscience que son rêve de toujours se réalisait. Même si l’endroit et le moment n’étaient pas les mieux choisis, il se souviendrait de ce jour pour autre chose que les souffrances de la pleine lune. Cette dernière, il la guettait, sentant que le moment n’allait pas tarder à arriver. La nervosité commençait à le gagner, signe que le reste ne tarderait pas à venir. Il s’était pourtant garder de montrer une quelconque crainte… ou plutôt, il avait essayé en faisant preuve d’humour. 

« En effet, j'ai passé l'âge depuis… » Le sourire qui suivit avait retenu le regard du gamin. C’était la première fois qu’il le voyait ainsi. Il réfléchissait à tellement de choses à la fois, qu’il lui était impossible d’avoir les idées claires. « tss, j'ai perdu le compte. » Mais son inquiétude semblait avoir été perceptible au point que Klaus lui-même tournait la tête pour regarder vers le ciel. 

Sait-il pour le gène ? Le sent-il ? Toutes ces questions venaient se mélanger aux restants de ses réflexions. Si bien qu’il se trouvait là sans vraiment l’être. L’air songeur, il craignait la suite de la soirée. D’habitude, Erin et Taylor sont présents, mais là, ce n’était pas du tout le cas. S’il n’arrivait pas à s’enfermer à temps ? S’il venait à tuer quelqu’un ? 

« Je devais voir Rebekah aussi, en fait… »

La bouche entrouverte, il sortait d’un coup de ses pensées pour déposer son regard sur le visage de son père. Il n’était pas dupe lui non plus, et voyait bien la ressemblant plus que frappante. C’était cela qu’il l’effrayait aussi, quelque part. Etranges sentiments qui l’habitaient. Mais les paroles de l’Hybride l’avaient frappés. Tout devenait plus clair d’un seul coup, au point où un petit sourire gêné s’installait peu à peu sur son visage. 

« Elle nous a bien eu. »

Effectivement, tout s’expliqué. Odian était même rassuré de l’apprendre. Sa tante ne l’avait pas abandonnée pour s’amuser ailleurs, elle savait qu’il serait entre de bonnes mains malgré tout. Pour la dernière partie de la phrase précédente (comment se faire des noeuds au cerveau xD), c’était surtout le petit qui s’en persuadait. Il avait tendance à s’imaginer des choses, surtout quand il s’agissait de son père… Malgré ses réflexions intérieures, le temps continuait de passer. Dame nature commençait à lui rappeler quel genre de monstre il est. Si bien qu’il venait de se lever, rangeant portable et ramassant ses affaires. Le moment était venu de s’exiler au plus loin de la population, afin de ne pas faire trop de dégâts. Dans le doute, il s’était permis de demander à Klaus de rester avec lui. Le regard empli d’espoir, de crainte et d’impatience, il ne savait plus où donner de la tête. 

« Tu n'es pas censé être avec quelqu'un comme toi, justement? Tu connais d'autre loups-garous, n'est-ce pas? Je peux t'emmener à eux. »

Un soupire lui échappait, tandis qu’il pinçait ses lèvres l’une sur l’autre. Une fois encore, il avait espéré pour se faire recaler. Il s’en voulait intérieurement d’avoir posé la question. S’il ne l’avait pas fait, il aurait gardé cette petite once d’espoir jusqu’à la prochaine nuit de lune pleine. 

« Depuis qu’ils savent que t’es mon père, ils ne me font plus confiance… Je connais les endroits où ils vont, seulement au dernier moment. Ils ont peur de te voir débarquer. Beaucoup ne rêvent pas de devenir Hybrides…tu sais.» 

Et la peur fait parler. Odian était bien placé pour le savoir. Combien de Lycans disent du mal de Klaus, dés que le petit à le dos tourné ? Il ne les compte plus. Pourtant, il n’est pas fou, il sait bien ce qu’il se dit sur son père. Il est même persuadé que c’est faux. Son paternel n’a rien d’un monstre. Il est juste incompris…peut-être tout autant que lui. A la différence qu’un enfant perdu, les gens tentent de l’aider. Lorsqu’il s’agit d’un homme, la population le rejette… Mais malgré cela, Odian se retrouvait toujours devant un immense problème. La pleine lune, les douleurs et l’heure qui avance vite. Après, durant la transformation, le temps paraitra interminable. Il le sait, il l’a déjà vécu malheureusement. 

« Viens. »

Pourtant, en un geste - ou presque - Klaus venait de le rassurer. Sentant sa main sur son épaule, le petit avait relevé le regard, un petit sourire sur le visage. Il ne se le ferait pas dire deux fois avant de se mettre en route. Il ne savait même pas où ils allaient en plus, mais il lui faisait confiance. Peut-être une erreur ? Cependant, Odian n’allait pas si loin dans la réflexion. Tout ce qu’il voyait c’était son père qui s’était décidé à l’aider. Un moyen de se rapprocher de lui sans doute. 

« On va où ? »

Son regard balayait les alentours. La peur était toujours là, lui retournant presque l’estomac. A moins que se ne soit la transformation qui commence doucement. Il avait du mal à suivre Klaus, qui le distançait sans s’en rendre compte, probablement. Le gamin tentait de le rattraper, presque en vain. Deux solutions s’offraient à lui. Soit il prenait sur lui et avançait plus vite. Soit il lui rappelait que c’est un nain de jardin à côté de lui et qu’il n’arrive pas à l’égaler niveau vitesse. C’était la première solution qui avait été choisi, c'était aussi la meilleure. Par conséquent, le petit mec accélérait le pas, jusqu’à se retrouver à sa hauteur. Pour être sûr de ne plus être distancé, il glissait sa petite main dans la sienne - bien plus imposante -, en un geste habile pour que son père ne se dérobe pas au dernier moment. Timidement, Odian relevait la tête vers lui, les lèvres étirées en un petit sourire. Si la douleur n’était pas en train de s’incruster en cet instant si important à ses yeux, jamais il n’aurait vu la caillasse de si près. Autant dire qu’au moment où son tibia se brisa, le gamin lâcha aussitôt la main de son père, tombant directement en avant.  

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MessageSujet: Re: Help me, Daddy - Klaus Dim 16 Juin - 22:41


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 « Depuis qu’ils savent que t’es mon père, ils ne me font plus confiance… Je connais les endroits où ils vont, seulement au dernier moment. Ils ont peur de te voir débarquer. Beaucoup ne rêvent pas de devenir Hybrides…tu sais.»
 

Klaus ne releva pas. Il avait bien entendu la déception dans sa voix, aussi bien qu'il avait perçu l'accusation, mais ne comptait pas pour autant se perdre dans la moindre justification. Oui, il était responsable d'un grand nombre de malheur de son fils. Il en avait parfaitement conscience. D'ailleurs, s'il avait joué son rôle de père, s'il avait été présent dès le départ, le petit aurait-il déclenché son gène lycan? Lui qui pensait au départ n'avoir rien fait qu'il pourrait se reprocher, Niklaus s'en voulait désormais de n'avoir rien fait du tout, justement. Il ne lui avait jamais parlé, n'avait jamais pu s'intéresser à lui, il ne l'avait même pas vu grandir. C'était bien de sa faute si Odian devait souffrir à chaque pleine lune, sa faute s'il avait dû expérimenter aussi jeune le rejet. D'abord le sien, et désormais celui des autres, parce qu'il avait le malheur d'être son fils. À croire que la solitude était une maladie génétiquement transmissible.

Pour la première fois en huit ans, l'originel daignait se préoccuper de son fils. Mieux vaut tard que jamais, vous dirait-il pour sa défense. Et c'est quand il vit le visage d'Odian s'éclairer d'un léger sourire, alors qu'il posait la main sur son épaule, que Niklaus comprit. Il comprit qu'il n'y aurait plus de retour en arrière possible. Il ne pourrait plus se chercher d'excuses. Il ne pourrait plus feindre l'indifférence, ni fuir ses responsabilités. Mais comment pourrait-il en être à la hauteur? Fils rejeté, frère indigne, et maintenant père… Quel autre sort misérable lui réservait l'avenir avec cette condition? Et l'angoisse le prenait aux tripes à cette idée. Tout avait si mal commencé. À peine avait-il connu son fils qu'il l'avait déjà déçu par son comportement, par son désintérêt et son déni. Et une pensée lui parvint malgré lui:

Plus jamais.

De véritables regrets, qui aurait pu imaginer une telle chose venant de Klaus ? Il fronça légèrement les sourcils en tentant d'analyser ces émotions qu'il éprouvait pour la première fois en un millénaire. Était-ce ça, être père ? Protéger à tout prix son enfant et, alors qu'on le connait à peine, l'aimer tout de même ?

« On va où? »

Niklaus ne répondit pas tout de suite, se laissant quelques secondes pour réfléchir. Il pourrait l'emmener dans un coin perdu pour être certain qu'ils soient tranquilles, mais ce serait prendre le risque -moindre, certes, mais un risque quand même- que l'enfant s'échappe et se perde dans la nature. Seul. Il jeta un bref coup d'oeil derrière lui, voyant le petit bout qui trottinait pour tenter de le rattraper, puis ramena son attention devant sans pour autant ralentir l'allure. Les battements de coeur qui martelaient dans ses oreilles lui rappelaient constamment la peur d'Odian mais même en étant sourd, Klaus aurait pu la sentir. C'était comme si elle déteignait sur l'hybride, affectant son esprit et l'empêchant de réfléchir correctement. Franchement, d'où pouvait venir une telle sensation de stress quand on possède un coeur qui ne fonctionne plus?

« Je ne sais pas encore » avoua t-il sombrement, « mais... au moins on y va ensemble, » ajouta t-il dans une tentative vaseuse pour le rassurer.

Sa gorge se serra en sentant une petite main se glisser furtivement dans la sienne, qui tressaillit au contact. Klaus s'était imaginé que le petit le craignait, voire pire, qu'il le détestait, et recherchait sa compagnie uniquement pour ne pas avoir à affronter une transformation seul. Cela aurait été compréhensible... Qu'avait fait le père jusque là si ce n'est le renier ? Bien qu'il fut prit au dépourvu, Niklaus ne retira pas sa main et maintint la même allure. Il baissa néanmoins un regard un peu abasourdi vers son fils. Celui-ci lui répondit par un léger sourire qui disparut presque aussitôt en même temps qu'un terrible bruit de craquement se faisait entendre. Lâchant sa main, Odian fit presque un plongeon vers l'avant et se serait probablement écrasé au sol si Klaus ne l'avait pas rattrapé par le col au dernier moment - la stupéfaction l'avait empêché d'être plus prompt à réagir. Il le remit sur pied en moins de deux en le tirant juste un peu en arrière. L'hybride posa ensuite un genou au sol et enroula un bras autour de lui, sous l'aisselle, pour le soutenir. Le jaugeant du regard un très bref instant, il lui épargna de justesse une question inutile du genre "Ça va?" ou encore "Tu peux marcher?". La transformation avait commencé et ils ne pouvaient plus perdre de temps. 

Klaus garda son étreinte sur lui et se redressa simplement pour le soulever. Il partit alors comme un éclair et parcourut en un clin d'oeil le peu de distance qui les séparait encore de sa voiture en gardant fermement Odian contre lui d'un bras, tandis que son autre main récupérait ses clés dans sa poche de veste. Il lui fallut à peine une seconde pour déverrouiller le véhicule, ouvrir la portière arrière et déposer l'enfant à l'intérieur. Posant une main sur son ventre pour le maintenir, il attacha rapidement sa ceinture sans même regarder ses gestes, surveillant plutôt son fils d'un œil inquiet. Il referma ensuite la portière et se précipita à la place du conducteur. Tout en démarrant, une idée germa dans son esprit. Probablement pas la meilleure, mais il avait fait pire.

« Chez moi. Le sous-sol… » dit-il en jetant un coup d'oeil à son fils dans le rétroviseur, « même si tu casses tout, au moins je t'aurai à l'oeil. »


Et il écrasa l'accélérateur, quittant le parking avec un excès de vitesse qui aurait bien mérité un retrait de permis accompagné d'un emprisonnement.

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Help me, Daddy - Klaus

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